Cryosat

Lancé en 2010, Cryosat-2 est le 1er satellite européen dédié à l'observation des glaces polaires. Mesurant leur épaisseur au centimètre près, il permet d’en surveiller l’étendue, le volume et de valider les prévisions de fonte des glaces inéluctable avec le réchauffement climatique.

En 2005, le lancement de Cryosat s'était soldé par un échec. En 2010, le satellite Cryosat-2 reprenait le flambeau et se postait sur une orbite à 717 km d'altitude. CryoSat a été lancé depuis le Cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, par un lanceur Russo-Ukrainien Dnepr. Pour la première fois, l'épaisseur des glaces de mer (les banquises) et de terre (les calottes de l'Antarctique et du Groenland) était mesurée depuis l'espace au cm près.

Cryosat-2 est en effet équipé d'un instrument novateur : un radar altimètre appelé SIRAL. Fabriqué en France par Thales Alenia Space, il permet de mesurer en continu la distance le séparant de la surface des glaces et d’accéder, grâce à un mode interférométrique, à des informations sur le relief très perturbé des calottes polaires.

Mais pour déterminer l'épaisseur des glaces, un autre paramètre doit être connu : la position du satellite sur son orbite. Celle-ci est mesurée, avec une précision centimétrique, par le système DORIS. Développé par le CNES et l’IGN, ce système est basé sur un instrument embarqué à bord de Cryosat-2 et un réseau d'une soixantaine de stations au sol émettant des signaux vers le satellite.

 Sans DORIS, les objectifs de Cryosat-2 n’auraient pu être atteints et des réponses apportées aux nombreuses questions soulevées par le réchauffement climatique. La fonte des glaces polaires s’accélèrent-elles ? Les glaces de l'Antarctique fondent-elles plus vite que celles de l'Arctique ? Se reconstituent-elles complètement chaque année ? A quel point la fonte des calottes polaires contribuent-elles à la montée du niveau des océans ?